Rembourser son PGE d'ici fin 2026 : c'est maintenant que ça se prépare
73 % des prêts garantis par l'État ne sont pas encore soldés. Et 55 % des dirigeants concernés veulent s'en libérer d'ici fin 2026. Si vous en faites partie, c'est maintenant qu'il faut préparer votre trésorerie.
Le poids de la dette
Pour une entreprise sur cinq, le PGE représente encore plus de 75 % de son endettement total. Ce poids bloque de nouveaux projets : difficile de demander un nouveau financement quand le précédent n'est pas encore digéré. Et il pèse dans toutes les discussions avec la banque.
Anticiper l'impact sur la trésorerie
Rembourser massivement dans les mois qui viennent, ça ne s'improvise pas. Chaque échéance sort directement de la trésorerie, alors que l'activité, elle, continue de consommer du cash : stocks, créances clients, investissements courants.
C'est pourquoi le remboursement demande un pilotage serré du besoin en fonds de roulement dès aujourd'hui. Accélérer les encaissements, ajuster les stocks, négocier les délais fournisseurs : chaque euro libéré facilite le remboursement.
Le calcul à faire ce soir : reprenez votre échéancier de remboursement et comparez-le à votre capacité d'autofinancement prévue pour l'année. Si les échéances dépassent ce que l'activité génère, il faut agir maintenant, pas au moment de l'échéance.
Rassurer votre banquier
Votre banquier veut être rassuré sur votre capacité à tenir l'échéancier sans mettre l'entreprise en péril. Pas surpris en septembre.
Allez le voir avec votre prévisionnel de trésorerie. Si la tension est trop forte, c'est à ce moment-là, et pas après un incident de paiement, qu'il est possible de discuter d'un étalement ou d'un refinancement.
Questions fréquentes
Comment préparer le remboursement d'un PGE ?
En comparant l'échéancier à la capacité d'autofinancement, en pilotant le besoin en fonds de roulement pour libérer de la trésorerie, et en anticipant les échanges avec la banque.
Que faire si l'on ne peut pas tenir l'échéancier du PGE ?
En parler au plus tôt avec sa banque, prévisionnel en main, pour étudier un étalement ou un refinancement avant tout incident de paiement.