Sortir du piège de l'urgence : une heure par semaine pour la stratégie
Selon la dernière enquête mondiale de PwC auprès des dirigeants, une fracture se creuse : il y a les entreprises figées par l'incertitude, et celles qui restent en mouvement malgré tout.
Dans quel camp êtes-vous aujourd'hui ?
Le piège de l'urgence
Le piège que je vois partout : le dirigeant passe la moitié de son temps à éteindre des feux. Un client mécontent, une livraison en retard, un salarié absent, une facture à relancer. Le quotidien mange tout.
C'est rassurant sur le moment : on se sent utile, on règle des problèmes concrets. Mais à moyen terme, ça abîme la compétitivité, doucement et sans bruit. Personne ne regarde où va l'entreprise, puisque tout le monde est occupé à la faire tourner.
L'incertitude comme carburant
Les entreprises en mouvement font l'inverse. Elles utilisent le flou ambiant pour revoir leur modèle et investissent pendant que les autres attendent. Quand l'activité repart, elles sont devant.
Elles n'ont pas plus de certitudes que les autres. Elles ont simplement décidé que l'incertitude n'était pas une raison pour ne rien faire.
Le microscope et le télescope
Mon conseil : lâchez le microscope de temps en temps, et reprenez le télescope.
Fixez-vous une heure par semaine pour penser à la stratégie de l'année prochaine, pas à la facture de demain. Une heure, bloquée dans l'agenda, sans téléphone.
Que faire de cette heure ? Une semaine, regarder vos chiffres sur douze mois. La suivante, réfléchir à un client ou un marché à développer. Une autre, lister ce qui vous fait perdre le plus de temps et qui pourrait être délégué.
Questions fréquentes
Comment un dirigeant de PME peut-il dégager du temps pour la stratégie ?
En bloquant un créneau fixe chaque semaine, protégé des urgences, et en déléguant progressivement les tâches opérationnelles répétitives.
Faut-il attendre que l'incertitude se dissipe pour investir ?
Pas forcément. Les entreprises qui avancent dans l'incertitude sont souvent mieux placées quand l'activité repart.